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Un président régional de l’UPA lève le ton contre le gouvernement !

LVA ,

Christian St-Jacques, président UPA/Montérégie

Christian St-Jacques, président de l’UPA de la Montérégie, déplore dans une lettre envoyée ces jours-ci aux producteurs, dont La Vie agricole a obtenu copie,  que «le gouvernement du Québec s’apprête à adopter un décret pour dézoner une immense terre agricole de 94 ha au profit de la multinationale américaine Google.»

Il écrit : «En effet, le décret qui permet au gouvernement de soustraire de la compétence de la CPTAQ le dossier déposé par la Ville de Beauharnois, en vertu de l’article 96 de la LPTAA, a été publié aujourd’hui. À Beauharnois, trois familles agricoles devront faire preuve de courage devant cette perte de terrain annoncée et nous avons la ferme intention de les accompagner. Nous sommes fortement préoccupés par la propension du gouvernement à accélérer le démantèlement de notre patrimoine agricole en outrepassant cavalièrement les pouvoirs confiés à la CPTAQ.»

Il rappelle ensuite que la Montérégie est le garde-manger du Québec

«Actuellement, la contribution cruciale de la Montérégie dans la productivité agricole du Québec est négligée. Notre gouvernement semble indifférent au fait que 35 % de nos aliments sont cultivés ici. La région possède un avantage stratégique irremplaçable : les sols les plus fertiles du Québec. Ils sont rares, précieux et non renouvelables. Nous prenons soin tous les jours de ce joyau qui nous est confié afin de garnir le garde-manger collectif de produits locaux, frais et de qualité supérieure. Malheureusement, l’étalement urbain lié à notre proximité avec Montréal met en péril ce territoire agricole exceptionnel.»

Christian St-Jacques poursuit dans son courrier aux agriculteurs : « Avec l’adoption de décrets pour l’Hôpital de Vaudreuil-Soulanges et maintenant pour Google à Beauharnois, le gouvernement renie nos institutions démocratiques et semble considérer nos terres agricoles comme étant de vulgaires terrains en attente de béton. La lutte s’annonce inégale. Dans ce contexte, nous sommes inquiets de la valeur accordée au garde-manger québécois. Il est temps d’obtenir de nos décideurs un minimum de considération, la saisie par décret d’immenses territoires à vocation agricole doit cesser. La CPTAQ doit pouvoir réaliser son mandat et protéger la souveraineté alimentaire des Québécoises et des Québécois. ( …) Les parlementaires ne peuvent prétendre avoir les compétences requises pour se substituer à la CPTAQ.»

Crédit-Photo: RivesudExpress