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Louis Robert, une erreur de A à Z ?

Yannick PATELLI ,

 Et si l’affaire Louis Robert n’était qu’une grossière erreur ? Une erreur sous-jacente depuis des années au MAPAQ pour avoir caché des problématiques ? Une erreur de traitement par l’ancien sous-ministre en chef du MAPAQ, Marc Dion et l’actuel ministre de l’Agriculture, André Lamontagne ? Une erreur des journalistes qui ne regardent qu’un côté de la lorgnette ? Une erreur de l’UPA qui influence le MAPAQ depuis des décennies ? Une erreur de compagnies qui se cachent au lieu de s’expliquer ?

Chose certaine, on peut s’interroger sur le fond de l’histoire Louis Robert : pourquoi en plus des médias qui le courtisent allègrement est-il suivi par un caméraman spécifique qui aurait commencé à tourner sur Louis Robert avant sa mise à pied ? Pourquoi entend-t-on encore, selon certaines sources (alors que le Premier ministre s’est excusé publiquement auprès de l’agronome vedette réintégré au MAPAQ), et comme le disait André Lamontagne il y a quelques mois : « Il y a autre chose!».

Pourquoi, si comme Louis Robert le prétend dans ses conférences et chroniques qu’il mène en son nom depuis sa réintégration : ‘’que l’agronome lié à une compagnie’’ serait en conflit d’intérêt contrairement à un agronome ‘’non lié’’ (mais ‘’lié au ministère’’), n’est-il pas allé au congrès des agronomes défendre son point et débattre avec ses collègues ? Pourquoi choisit-il l’arène médiatique seulement ? Quel est le véritable objectif de Louis Robert ?

C’est pourtant simple il me semble ! L’Ordre des agronomes est un ordre et a donc le devoir de la protection du public et du respect de l’éthique. Ou bien il fait la job et dans ce cas un agronome est fiable au public comme au privé ou bien il ne fait pas sa job et dans quel cas le gouvernement interviendra et mettra peut-être un jour l’Ordre des agronomes sous tutelle !

Les journaux sont pleins d’histoires d’anciens employés d’organismes publics qui ont outre passé leur rôle et commis des actes répréhensibles pour avoir obtenu des services en échange d’informations. Qu’est-ce qui garantit que l’agronome employé de l’État n’est pas corruptible ?

Par sa présence au congrès des agronomes du Québec Louis Robert aurait pu expliquer à ses collègues comment il peut garantir qu’un agronome payé par le MAPAQ est moins susceptible de transgresser son éthique que l’agronome travaillant au privé.

Un fonctionnaire n’est pas à l’abri de recevoir des cadeaux lui non plus et comme le disait une jeune agronome de Synagri au micro de l’Assemblée générale de l’Ordre des agronomes au Mont Saint-Sauveur le 3 octobre dernier, il est probablement plus inacceptable de voir les compagnies engager des représentants qui ne sont pas des agronomes pour vendre des pesticides que de voir des agronomes au service des entreprises.

L’agronome lié à l’entreprise n’est-il pas finalement l’assurance que les agriculteurs ne se retrouveront pas demain matin avec des ‘’vendeurs de chars’’ pour leur fournir les pesticides nécessaires à leurs cultures ?